La diversité : celle que j’aime pas la leur !
A propos de diversité…
Ces dernières années, on parle beaucoup de représenter la « diversité républicaine » pour évoquer la représentation de la population française telle qu’elle est aujourd’hui avec les citoyens d’origines diverses qui la composent. Si je n’aime pas cette expression de « diversité républicaine » qui me paraît parfois anti-républicaine tant elle consiste à catégoriser les Français en fonction de leurs origines, je ne me prive pas pour autant d’en parler et d’y réfléchir.
D’ailleurs, j’entends parfois parler autour de moi de la droite comme promoteur de cette fameuse « diversité républicaine » suite à l’intégration par Sarkozy au gouvernement de Rachida Dati, Rama Yade et Fadela Amara après la dernière présidentielle.
En réponse aux citoyens souvent eux-mêmes « issus de l’immigration » qui m’interpellent à ce sujet, j’ai tendance à saluer l’audace du président de la République quant à ce choix de confier des ministères à ces 3 femmes (dont une n’est plus au gouvernement aujourd’hui) alors qu’il essaie de capter dans le même temps l’électorat du Front national (qui devrait au passage être interdit). Ensuite, je dis ce que je pense profondément: c’était une opération de communication, tout comme les désignations de Besson ou de Kouchner l’ont été et continuent de l’être pour signifier l’esprit d’ouverture du gouvernement.
Mais surtout, les discussions autour de ce sujet permettent en général d’ouvrir les yeux sur le peu d’intérêt de ces opérations de communication et l’identification réelle de mes interlocuteurs à ces 3 femmes pseudo symboles d’intégration. En effet, je demande à mon interlocuteur s’il ou elle se reconnaît dans ces ministres. Et en général, la réponse est non!
Pour ma part, je ne me sens pas non plus grand chose en commun avec Rachida Dati, toute vêtue de vêtements de haute couture et qui n’a pas connu la vie en banlieue depuis bien longtemps. Elle a en tout cas oublié ce qu’était la vie dans un milieu populaire compte tenu des positions de droite qu’elle défend, elle qui est une dirigeante de l’UMP. Ce n’est sûrement pas au contact de ses amis princes et chefs de grandes entreprises qu’elle ouvrira les yeux sur les malheurs des Français d’aujourd’hui. Rama Yade, fille de diplomate, et membre de l’UMP fait aussi partie de ceux qui pensent que dans la vie c’est grâce à ses propres capacités et sa propre volonté que l’on s’en sort. Elle a oublié qu’elle s’en est sortie parce qu’elle a eu l’apport culturel nécessaire dans sa famille pour lui permettre de faire ses études prestigieuses. Elle n’a jamais eu à choisir entre payer ses livres ou se loger. Difficile de s’identifier à elle! Le cas le plus ambigu est celui de Fadela Amara qui, elle, a été une responsable associative au contact des gens et qui parle populaire, peut-être un peu trop d’ailleurs. Si elle est dans ses accoutrements inélégants ou même dans sa coupe de cheveux très proche de la femme de banlieue de base, elle ne lui fait pas du tout honneur. Qui donc aurait envie de s’identifier à une ministre qui ne fait pas l’effort de construire une phrase correcte et qui se sert de la banlieue pour exister dans une équipe gouvernementale qui se sert d’elle comme d’un gadget pour justifier la politique de casse des acquis des habitants de ces mêmes quartiers populaires qu’elle essaie de calmer à coup de Plan espoir banlieue ou de pseudo plan Marshall des banlieues? Pas moi en tout cas! On ne peut pas continuer à se dire « femme de gauche » lorsque l’on participe à ce massacre!
Conclusion: ce qui compte, ce sont les idées et les projets que l’on porte et pas la couleur de peau ou l’origine ethnique!
S’il y a représentation d’une diversité à revendiquer vraiment, c’est la diversité sociale! Car trop souvent lorsque l’on regarde les assemblées délibérantes, on constate que ceux qui décident sont souvent des personnes qui se ressemblent par leur couleur c’est vrai mais aussi par leur origine sociale et leur milieu.
La gauche qui agit…
Ce que j’aime dans la démarche de la gauche et de Jean-Paul Huchon en Ile-de-France, ce n’est pas seulement d’avoir permis à Ali Soumaré d’être tête de liste dans le Val d’Oise parce qu’il est noir mais d’avoir permis à un jeune, habitant et militant de Villiers-le-Bel, qui connaît sa ville et les familles qui la composent de ne pas être simplement le responsable du parti socialiste local mais aussi d’agir au sein de l’assemblée régionale. Il tire évidemment sa légitimité de la désignation dont il a fait l’objet comme responsable du PS de Villiers-le-Bel dont les adhérents l’ont élu, de tous les adhérents du Val d-Oise qui ont voté pour lui comme tête de liste mais surtout de sa connaissance du terrain local et de son implication militante. On pourrait certainement en dire autant d’Abdelhak Kachouri, tête de liste socialiste en Seine-Saint-Denis mais au sujet duquel je ne peux pas m’exprimer puisque je ne le connais pas encore vraiment. Ali, je le connais et je me reconnais dans son engagement malgré nos divergences dans les débats internes à notre parti.
C’est cette diversité que j’aime! Celle qui laisse leur place aux acteurs politiques qui donnent tout et tous les jours pour que la société évolue avec eux et pas seulement autour d’eux! Celle qui leur permet d’être des élus de la République, cette République métissée dont ils sont les symboles.
On peut d’ailleurs globalement constater que cette diversité que j’aime rayonne dans de nombreuses listes socialistes pour les prochaines élections régionales.
Découvrez la liste essonnienne pour l’élection régionale du 14 mars en cliquant ici

Je suis tout à fait d’accord avec cette conception de la diversité, celle qui repose sur les valeurs de la République.