Depuis plusieurs semaines, en tant que conseillère régionale PS et membre du Conseil d’administration de plusieurs lycées essonniens dont ceux de Massy, j’apporte mon soutien plein et entier aux enseignants en grève de l’Essonne, et notamment ceux du Lycée Professionnel Gustave Eiffel de Massy. Cet établissement devrait être particulièrement touché par les suppressions puisque ce sont six ou sept postes qui risquent de disparaître, purement et simplement.

L’Essonne est, comme l’ensemble des départements franciliens, gravement touchée par les annonces de suppressions de postes d’enseignants. Les mouvements de grève initiés depuis le mois de février dans quatre lycées professionnels se sont depuis propagés dans d’autres établissements de l’académie, témoignant ainsi du malaise des communautés éducatives, déjà largement fragilisées par les différentes réformes mises en place par le gouvernement.

A Massy, les différents niveaux – primaire, collège et lycées – ont prévu de rassembler leurs forces pour manifester leur mécontentement le 31 mars lors d’une grève dans le quartier Massy-Opéra.

J’ai participé à de nombreuses rencontres avec les représentants syndicaux du département partage leur colère. Le rectorat applique une politique de ‘’cost killer’’ que l’on ne rencontre habituellement que dans le monde de l’entreprise. En supprimant 116 postes sans discernement dans l’Essonne (chiffres du SNES),  il nie les difficultés rencontrées par l’ensemble du corps enseignant du département et détériore un peu plus le climat scolaire. Nous ne pouvons nous résoudre à accepter cette situation.

A l’initiative d’une stratégie de lutte contre le décrochage scolaire, les élus socialistes au Conseil régional ne peuvent se résoudre à laisser les conditions d’études dans les écoles se dégrader.

Le groupe socialiste de la Région Île-de-France, l’exécutif régional et de nombreux élus d’Essonne dont Jérôme Guedj, Président du Conseil Général, ont déjà interpellé à de nombreuses reprises les services de l’Education Nationale, l’inspection académique et le rectorat pour exprimer leur incompréhension face à des conditions d’enseignement rendues de plus en plus difficiles.

J’ai moi-même écrit à l’inspecteur d’académie pour soutenir le mouvement des lycées et en particulier Gustave Eiffel et exprimer l’inadéquation de ces politiques de casse du service public d’éducation avec les besoins concrets de l’école.