Retrouvez ci-dessous le discours que j’ai prononcé lors de ma traditionnelle réunion de bilan le 7 mai dernier à l’Opéra de Massy.

Mesdames et Messieurs les élus,

Mesdames et Messieurs, chers amis,

Permettez-moi, tout d’abord, de remercier chaleureusement le Directeur de l’Opéra de nous accueillir dans ce beau lieu de culture.

Depuis 5 ans, je vous donne rendez-vous chaque année pour faire le bilan d’étape de mon mandat de conseillère régionale, et je suis heureuse que vous ayez, une nouvelle fois répondu si nombreux à mon invitation. Vous connaissez mon attachement à cette rencontre, qui me permet de vous rendre compte des actions que je mène au Conseil régional, mais surtout d’échanger et de débattre avec vous sur les sens et les perspectives que nous pouvons donner à ces réalisations.

Cette année, notre rencontre est un peu spéciale, car c’est la dernière avant les prochaines élections régionales qui auront lieu au mois de décembre. C’est donc, pour moi, l’occasion de revenir non seulement sur ce que la majorité régionale a accompli l’année dernière, mais aussi sur le bilan des cinq dernières années, qui s’inscrit dans l’ambition que Jean-Paul Huchon porte à la tête de la Région depuis 1998.

Massicoises et Massicois de longue date, ou installés plus récemment en IDF, vous avez pu observer combien le territoire francilien s’est profondément transformé sous son impulsion. A Massy comme partout ailleurs, le visage de nos territoires porte l’empreinte de l’action du Conseil régional. Lignes de transports, requalification urbaine, réseaux verts, rénovation ou construction de lycées, développement de pôles économiques créateurs d’emplois : autant de domaines où les élus de la majorité de gauche ont montré leur engagement sans faille au service des Franciliens. Si la Région IDF a toujours répondu présente sur ses compétences obligatoires, elle a aussi su inventer et innover sur des terrains qui ne relèvent pas de ses compétences propres, quand l’égalité d’accès des Franciliens aux services publics était en jeu. C’est ainsi que la Région est devenue un acteur public majeur en matière de construction de logements. Et que son soutien aux collectivités territoriales a été déterminant pour la mise en œuvre de politiques culturelles, sportives, d’action sociale ou d’aide aux associations, partout en IDF.

Depuis 5 ans, aux côtés de Jean-Paul Huchon, nous avons été guidés par une ambition majeure : protéger les Franciliens des effets de la crise. C’était le pilier de notre projet de 2010 et un objectif d’autant plus impératif que l’IDF demeure marquée par de grandes inégalités territoriales et sociales. Protéger les Franciliens, donc, et faire progresser l’égalité entre les citoyens et entre les territoires : telle a été notre ligne directrice pour faire de la Région un véritable bouclier social.

Qu’on en juge en quelques chiffres : depuis 2010, nous avons consacré plus de 290 millions d’euros aux initiatives relevant de la politique de la ville et de la sécurité, en mettant tout particulièrement l’accent sur la sécurisation des lieux de vie essentiels comme les transports ou les lycées.

Plus d’un milliard d’euros ont été investis dans les opérations de requalification et renouvellements urbains, auxquelles les Franciliens ont été directement associés pour imaginer avec nous l’avenir de leur quartier. Rendre les habitants acteurs et décideurs, tel est bien l’objectif que nous portons en soutenant chaque année les quelque 3700 associations franciliennes qui font vivre le tissu local et contribuent à faire améliorer le vivre ensemble. Je ne peux évidemment être exhaustive, tant nos actions sont diverses et nombreuses, mais permettez-moi de citer deux réalisations qui sont particulièrement importantes à mes yeux : la création d’une Agence régionale pour la promotion de l’égalité, et celle d’un Observatoire régionale des violences faites aux femmes, pour contribuer à faire reculer ce fléau partout en IDF.

Améliorer la vie quotidienne des Franciliens, leur permettre de se loger décemment, de se déplacer plus facilement, de vivre dans un environnement préservé, mais aussi préparer leur avenir et celui du territoire où ils vivent : tel est le fil rouge de notre engagement à leur service.

Quelques chiffres pour l’illustrer, d’abord dans le domaine des transports, premier budget de la Région. Depuis 2010, plus de 8,5 milliards d’euros ont été investis pour offrir aux Franciliens des transports plus réguliers, plus agréables et mieux adaptés à leurs déplacements. Et 7,5 milliards sont prévus pour financer les nouvelles lignes du Grand Paris et améliorer les transports existants dans les prochaines années. Nous en verrons prochainement le fruit ici, à Massy, avec l’implantation de deux gares du Grand Paris Express, les nouvelles lignes de bus en site propre du Plateau de Saclay, le tram-train Massy-Evry… Sans oublier, évidemment, la concrétisation, en septembre prochain, de notre engagement à mettre en place un tarif unique à 70 euros pour le Pass Navigo, qui bénéficiera aussi aux 825.000 jeunes détenteurs de la carte Imagin’R. Pour les abonnés des zones actuelles zones 1-5, ce sera une économie de plus de 500 euros par an !

Bien que cela ne relève pas de nos compétences obligatoires, nous avons aussi investi plus d’un milliard d’euros pour améliorer l’accès au logement des Franciliens, et notamment les plus jeunes et les plus fragiles d’entre eux. La Région finance ainsi près de 90% des logements sociaux ou très sociaux en IDF ! Au total, ce sont pas moins de 172.500 logements qui ont été rénovés ou réhabilités durant cette mandature, avec le souci de favoriser la mixité sociale.

Nous participons aussi activement au financement des travaux de rénovation thermique des logements, à la faveur d’une politique environnementale ambitieuse, à laquelle nous avons consacré plus de 850 millions d’euros depuis 2010. Maîtriser la dépense énergétique et lutter notamment contre la précarité énergétique qui frappe encore trop de franciliens modestes, développer les énergies renouvelables, œuvrer à réduire la pollution atmosphérique : tels sont les principaux objectifs que nous poursuivons pour améliorer le cadre de vie des Franciliens.

Faire de l’IDF une région innovante, en pointe sur les secteurs émergents, c’est aussi dynamiser l’économie francilienne et agir pour l’emploi. Depuis 2010, nous avons consacré à cette ambition plus de 1 milliard d’euros, en soutenant activement les entreprises dans toutes les étapes de leur existence et en offrant aux PME les outils d’une relance efficace et durable. Nous nous sommes aussi engagés dans le soutien aux filières à fort potentiel de croissance, créatrices d’emplois non délocalisables. Car dans cette période de crise qui engendre un chômage de masse, notre objectif majeur est évidemment d’accompagner les Franciliens sur le chemin de l’accès ou du retour à l’emploi.

C’est tout le sens de mon engagement en tant que Vice-présidente en charge de la formation professionnelle, de l’apprentissage, de l’alternance et de l’emploi. Après avoir présidé Défi-Métiers, l’organisme régional en charge de la formation professionnelle, durant 2 ans et demi, je suis particulièrement heureuse et fière que Jean-Paul Huchon m’ait confié, en décembre dernier, cette délégation où je dispose du 3ème budget du Conseil régional, avec plus de 730 millions d’euros annuels.

Depuis 2010, ce sont ainsi 4,3 milliards d’euros qui ont été investis dans l’orientation des jeunes, l’accompagnement des demandeurs d’emplois, la formation professionnelle. Chaque année, 125.000 Franciliens bénéficient des dispositifs que la Région a initiés en faveur de l’insertion professionnelle, à tous les âges de leur vie. C’est là notre cœur de métier, et cette responsabilité sera encore plus grande demain, puisque la loi donne désormais à la Région la possibilité de coordonner le travail avec les entreprises, les établissements d’enseignement, les missions locales pour mettre en adéquation les formations, initiales ou continues, avec les besoins en termes d’emplois. C’est une véritable dynamique territoriale qui s’est engagée au service de cette stratégie « gagnant-gagnant ».

Vous le savez tous ici, quand tant de jeunes désespèrent de l’avenir – et je pense tout particulièrement à ceux qui, même après des parcours d’excellence, ne trouvent pas l’emploi qui correspond à leur diplôme – j’éprouve une grande satisfaction à agir au quotidien pour aider les jeunes Franciliens à trouver leur voie, et à les accompagner efficacement sur le chemin de la réussite.

Mais avant d’être professionnelle, cette réussite doit d’abord être éducative, et c’est pourquoi je suis aussi tout particulièrement engagée dans la lutte contre le décrochage scolaire. La Région en a fait une de ses priorités, notamment à travers les politiques éducatives qu’elle déploie dans les lycées, qui visent prioritairement au soutien des familles les plus fragiles et des élèves les plus en difficultés. Bien sûr, conformément à ses obligations légales, le Conseil régional a investi massivement, à hauteur de 3, 85 milliards d’euros depuis 2010, dans la rénovation et la construction des lycées. Vous l’avez vu ici à Massy. Mais au-delà du bâti, nous sommes fiers d’agir aussi concrètement pour redonner vie à cette promesse républicaine d’une société où chaque jeune puisse trouver sa place, quels que soient ses origines, son lieu de vie, sa couleur de peau ou sa religion.

C’est la raison pour laquelle je peux affirmer, aux côtés de notre Président, que ce mandat, a d’abord été celui du respect de la parole donnée en matière de lutte contre les inégalités. Nous avons tenu nos engagements en essayant de protéger au mieux les Franciliens des effets de la crise, en leur donnant accès à des services publics efficaces et de qualité, mais aussi en contribuant à améliorer le vivre ensemble et préparant l’avenir de l’IDF, première région économique d’Europe. Ainsi, sous ton impulsion, nous avons su faire de la Région IDF un véritable laboratoire politique tourné vers l’innovation. Vous pourrez le constater concrètement dans les documents de bilan qui sont à votre disposition.

Je vous remercie.