Les premiers financements à des structures œuvrant dans le Val-d’Oise, en Seine-Saint-Denis et dans la partie nord-est de Paris ont été octroyés aujourd’hui en commission permanente du Conseil régional d’Île-de-France. La lutte contre le décrochage scolaire, cheval de bataille des élus socialistes, sera également intégrée au plan prévisionnel d’investissement 2012-2022 dans les lycées présenté jeudi en séance plénière.

9 centres de formations des apprentis (CFA), associations et lycées professionnels vont pouvoir développer leurs projets innovants visant à améliorer la coopération et la coordination entre les réseaux d’acteurs locaux pour réduire le décrochage des jeunes lycéens professionnels lors de leur entrée en Centre de formation des Apprentis.
Les échanges avec les acteurs franciliens de l’éducation et de jeunes lors des assises régionales du décrochage scolaire organisées en septembre dernier avaient mis en évidence l’absence de passerelle entre les lycées professionnels et les CFA, deux types d’établissement sous la responsabilité de la Région. Il est logique que notre premier plan d’action porte sur ce moment clé.
Cette expérimentation sur 3 territoires aux situations sociales et scolaires particulièrement sensibles est une nouvelle étape vers un plan d’action stratégique régional sur l’ensemble de l’Île-de-France qui devrait voir le jour au début de l’année 2013.
Agir sur tous les facteurs qui poussent certains lycéens à abandonner leur cursus. C’est avec ce même objectif que les Conseillers régionaux socialistes présenteront un amendement  au plan prévisionnel d’investissement (PPI) sur les lycées présenté jeudi devant l’assemblée régionale. Les élus PS ont tenu à ce que ce plan de construction et de rénovation doté de 2,4 milliards d’euros sur 10 ans intègre l’objectif de création d’un microlycée par département (on en compte actuellement quatre, situés dans les académies de Créteil et de Versailles)
Ces établissements expérimentaux proposent à des élèves décrocheurs volontaires de reprendre des études générales après une interruption de scolarité à travers des programmes éducatifs diversifiés et adaptés aux besoins de chacun.

Pour les élus socialistes, l’implantation d’un microlycée par département francilien répond non seulement aux objectifs du futur plan régional de lutte contre le décrochage scolaire, mais également aux principes de juste répartition de l’offre éducative sur les territoires et d’égalité d’accès au service public de l’éducation.